Slide 1Slide 2Slide 3Slide 4

Les différentes étapes

Premier contact avec le radiothérapeute
Sera l’occasion de prendre connaissance de l’intégralité de votre dossier et de préciser les modalités exacte de la radiothérapie. Si le radiothérapeute est le 1er interlocuteur, il vous remettra le Plan Personnalisé de Soins (PPS) basé sur les recommandations de la Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP)
Disposer de l’intégralité de votre dossier radiologique est indispensable

Deuxième étape : « la simulation » : durée 15 à 20 min
Là aussi d’important progrès ont été enregistrés : avant l’arrivée du scanner, on utilisait un appareil de radiologie conventionnelle qui permettait de réaliser des repérages de face et de profil (d’où le nom radiothérapie 2D). Aujourd’hui, nous disposons dans le service de notre propre scanner qui nous permet des repérages en 3 dimensions.

La simulation consiste donc à la réalisation d’un scanner (sans injection) dans la position qui sera la future position de traitement : on utilise des accessoires de contention spécifiques à la radiothérapie que l’on retrouvera dans les salles de traitements (cale pied, repose genou, plan incliné, masque thermoformé….) et des positions bien précises (bras le long du corps ou croisés sur la poitrine ou au dessus de la tête alors que pour un scanner diagnostique tout « simple », vous êtes allongé sur le dos les bras le long du corps

Lorsque le radiothérapeute aura déterminé, grâce aux données du scanner de simulation, les Volumes Cibles (c’est-à-dire la zone à traiter) et les Organes à Risque (c’est-à-dire les zones voisines de la tumeur sur lesquelles il faut délivrer le minimum de dose), un système de laser couplé à l’ordinateur et au scanner permettra de visualiser à la peau les points importants qui seront tatoués. C’est le seul moyen qui nous permet de reproduire fidèlement la position de traitement et les coordonnées dans l’espace des faisceaux d’irradiation à chaque séance de traitement.

Ceci explique que si nous avons besoin des scintigraphies, TEP scanner, scanners et IRM faits avant la simulation, ces derniers ne peuvent malheureusement pas remplacer le scanner de simulation.

A la fin de la simulation, il vous sera remis un carton précisant le nom de la machine qui fera votre traitement (Artémis, Cassiopée ou Gemini) le jour et l’heure de la 1ere séance ainsi que les jours et horaires d’une éventuelle chimiothérapie

3eme étape : la dosimétrie
C’est l’étape qui va consister à étudier la répartition de la dose dans les Volumes Cibles (la tumeur et ses extensions) et les Organes à Risque (OAR : les tissus sains environnants). Le but étant de donner le maximum sur la tumeur et le minimum sur les OAR en sachant que chaque OAR a ses propres tolérances qu’il ne faut pas outre passer sous peine d’effets secondaires tardifs délétères : il faut trouver le meilleur compromis. Ce travail est réalisé à partir du scanner de simulation par les dosimétristes et les physiciens : ils peuvent intervenir sur différents paramètres (nombre de faisceaux, taille, énergie des faisceaux, filtre compensateur etc…) et offrir plusieurs solutions au radiothérapeute qui choisira le plan de traitement lui semblant mieux adapté. Chaque traitement fait donc l’objet d’une étude individuelle.



4eme étape : la 1ere séance
Très souvent la 1ere séance est une séance à « blanc » qui permet une ultime vérification (un appareil de radiologie et un scanner sont intégrés dans l’accélérateur) avant la « vraie » première séance.
C’est à cette occasion que les manipulateurs vous donnent les derniers conseils et vous remettent les ordonnances pour les produits qui aideront à gérer les éventuels effets secondaires. Il vous sera remis également un carton sur lequel vous trouverez  les jours et les heures de traitement jusqu’à la fin

5eme étape : le traitement et sa surveillance
Comme décrit ci-dessus, le traitement doit être fractionné en plusieurs séances délivrant une dose permettant aux tissus une régénération entre deux séances. Le nombre de séance est variable selon les cas. la durée d’une séance est de l’ordre de quelques minutes. Cette séance sera faite par des manipulateurs (trices) diplômés (ées). Les manipulateurs disposent d’écran de contrôle leur permettant d’appréhender l’ensemble des paramètres du traitement. Vous serez seul dans la salle de traitement et il est indispensable de ne pas bouger. Vous êtes filmé en permanence et un interphone nous permet de garder le contact pendant toute la durée de la séance de radiothérapie

A titre d’exemple voici quelques uns des protocoles les plus utilisés :

  • cancer du sein sans surdosage du lit tumoral : 25 séances à raison de 5 séances / sem
  • cancer du sein avec surdosage du lit tumoral : 8 séances supplémentaires
  • dans le cas de personnes âgées avec difficultés pour se déplacer, possibilité de schémas plus courts sur 16 séances par exemple (à déterminer au cas par cas)
  • cancer de la prostate après chirurgie : entre 30 et 35 séances
  • cancer de la prostate sans chirurgie : entre 35 et 40 séances
  • cancer du rectum en préopératoire : 25 séances
  • cancer de œsophage : 25 séances
  • cancer de la vessie : 33 séances
  • cancers des Voies Aéro Digestives Supérieures (« gorge ») : 25 à 35 séances

Lorsqu’il s’agit de traiter une métastase, les traitements peuvent être plus « concentrés » avec un nombre de séances compris entre 5 et 10

La surveillance des accélérateurs linéaires est extrêmement rigoureuse : il existe des maintenances préventive (de 1 à 3 jours) qui peuvent entraîner une interruption de votre traitement ; dans tous les cas vous ferez le nombre de séances qui a été déterminées et la fin du traitement sera décalé du nombre de jours d’interruption (idem en cas de panne)

Chaque radiothérapeute consacre un jour (fixe) de la semaine à la surveillance de ses patients. Il est bien entendu à la disposition des autres patients en cas de besoin. Si vous souhaitez rencontrer un médecin en dehors de votre journée de surveillance, il suffit de le demander aux manipulateurs

6eme étape : la fin du traitement
Une consultation de fin de traitement est prévue pendant la dernière semaine du traitement. Les traitements complémentaires seront organisés et mise en place si besoin (hormonothérapie, chirurgie par exemple).
Si la radiothérapie est votre dernier traitement, il vous sera alors indiqué les principes de surveillance : qui va assurer la surveillance, à quel rythme, avec quels examens complémentaires ….Un courrier résumant les caractéristiques de votre traitement ainsi que les recommandations pour la surveillance sera adressé à tous vos médecins