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Guide Médical

 

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01- Centre Azuréen de Cancérologie

1. Présentation Générale

Par le Docteur H.Naman – médecin oncologue, Centre Azuréen de Cancérologie.

Situé à Mougins, le travaille depuis plus de 20 ans, en réseau avec la quasi-totalité des établissements publics et privés des départements des Alpes Maritimes et du Var.

Un plan de mobilisation nationale contre le cancer avec comme but de vaincre la maladie a été mise en œuvre en 2003 sous l’impulsion de la Présidence de la république : Le Plan cancer 2003
Ce plan cancer a eu pour bénéfice d’institutionnaliser et de rendre ainsi obligatoire plusieurs dispositifs et pratiques de soins tous exclusivement axés sur le patient et à son entier bénéfice.
Et en premier lieu, le « 3C », Centre de Coordination en Cancérologie.
Le rôle du 3C est :

• D’engager une démarche d’assurance qualité : mise à disposition des médecins des Référentiels validés et actualisés par le Réseau Régional de Cancérologie, et évaluation de leur utilisation
• De s’assurer de la mise en œuvre effective de la pluridisciplinarité en organisant et en fédérant les Réunions de Concertation Pluridisciplinaire (RCP), de la mise en place du Dispositif d’Annonce et de la remise à chaque patient du Programme Personnalisé de Soins (PPS)
• De rendre plus lisible l’organisation interne de la cancérologie et développer un suivi plus individualisé de chaque patient en l’informant et l’orientant tout au long de son parcours
• De mettre en place une traçabilité des pratiques.

Le 3C réalise un rapport d’activité annuel standardisé qui permet de suivre la cancérologie dans le ou les établissement(s) et de mesurer les avancées dans la prise en charge des patients au niveau régional, via le Réseau Régional de Cancérologie (RRC) et au niveau national.

La tenue de Réunions-Concertation-Pluridisciplinaires en Cancérologie (RCP) ont été également rendues obligatoires par le plan cancer
Ainsi, le dossier de tout nouveau patient atteint de cancer doit bénéficier d’un avis émis lors d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). Cet avis doit être communiqué au patient et placé dans le dossier médical. Au Centre Azuréen de Cancérologie tous les dossiers des nouveaux patients bénéficient d’un avis collégial émis au cours de ces réunions représentées par des médecins de spécialités différentes. Cet avis est ensuite motivé aux patients et communiqué aux médecins référents.

A ce jour, il existe plus de 6 RCP hebdomadaires fonctionnant avec la participation des médecins du Centre Azuréen de Cancérologie.

Le dispositif d’annonce a été également mis en œuvre sous l’impulsion du plan Cancer. L’annonce d’une maladie grave constitue toujours un traumatisme pour le patient. Le dispositif d’annonce a pour objectif de permettre à la personne malade de bénéficier des meilleures conditions d’information, d’écoute et de soutien. Ceci, en lui assurant un temps médical d’annonce et de proposition de traitement, mais également un temps soignant de soutien et de repérage de ses besoins et un accès à des soins de support. Ces temps soignants sont assurés de manière pluri hebdomadaire au Centre Azuréen de Cancérologie par des infirmières et des manipulatrices de radiothérapie formées à cet effet.

La recherche clinique : pour les malades atteints de cancer, l’espoir demeure aussi dans la Recherche et l’accès aux nouveaux traitements. Depuis 1997, l’équipe médicale du Centre Azuréen participe à des programmes de recherche clinique, notamment sur le cancer du sein, de l’ovaire, du poumon, du colon et des lymphomes.
En 2008, cette activité s’est structurée avec l’aide de l’Institut National du Cancer s’est élargie grâce à la collaboration
Une ingénieure en biologie, technicienne de recherche clinique a été recrutée par le CHU de Nice et mise à disposition des médecins du Centre Azuréen de Cancérologie lors de la mise en place des équipes mobiles de recherche clinique.
Son rôle est d’assister quotidiennement le médecin investigateur qui encadre le programme de recherche clinique dans la préparation et le bon déroulement du protocole. Elle intervient en amont de la recherche notamment sur des aspects logistiques ainsi que sur la constitution de la cohorte de patients. Elle s’assure également de la qualité du déroulement de l’essai.

02- La consultation d'annonce
La consultation d’annonce en radiothérapie permet d’expliquer au patient les différentes étapes de son traitement (en complément des informations déjà fournies par le médecin).

Seul ou accompagné de sa famille, le patient peut, grâce à cette consultation, revenir sur d’éventuelles incompréhensions afin de mieux comprendre son traitement.

A l’aide d’un diaporama, le patient visualise le déroulement de sa radiothérapie (simulation- technique utilisée- séances- surveillance etc …) et ses modalités.

Les précautions à prendre pendant le traitement lui sont expliquées ainsi que des conseils d’hygiène ou de diététique afin de prévenir certains effets secondaires.

Par ailleurs, cette consultation est également l’occasion de détecter d’éventuels problèmes collatéraux (psychiques, familiaux, sociaux, financiers) et d’orienter le patient vers les services appropriés.

03- RCP
La RCP (Réunion de concertation pluri disciplinaire) est la rencontre deux fois par mois des différents médecins intervenant à un moment ou à un autre dans la prise en charge des tumeurs cancéreuse ; sont présents des anatomopathologistes (médecins faisant le diagnostic de la maladie sur les biopsies ou sur les pièces opératoires), des radiologues, des isotopistes (spécialistes des scintigraphies, TEP scanner…), des chirurgiens, des spécialistes d’organes (gastroentérologues, pneumologues, gynécologues…), des oncologues médicaux, des radiothérapeutes. Ces réunions sont organisées par spécialités, elles utilisent parfois des systèmes de visio conférences quand il n’est pas possible de se déplacer facilement.

Le dossier de chaque patient fait l’objet d’une présentation individuelle par le médecin responsable. L’objectif est de déterminer de façon collégiale la meilleure combinaison de traitements à proposer. Les propositions de cette RCP permettent d’établir un Plan Personnalisé de Soins (PPS) qui sera remis et expliqué au patient lors de sa prochaine consultation avec le médecin responsable de sa prise en charge.

04- Une radiothérapie novatrice
Le Docteur Eric Teissier – oncologue radiothérapeute – a collaboré au développement techniques innovantes, à la suite du transfert du Centre de l’ancienne clinique au site actuel :

1°) Radiothérapie conformationnelle :
La première étape des techniques innovantes, a débuté en 2004 par la radiothérapie conformationnelle. Il s’agit d’une irradiation réalisée à partir d’une simulation virtuelle. Pour cela nous avons fait l’acquisition d’un scanner dédié permettant l’acquisition des images.

La reconstruction virtuelle des images permet d’établir un plan de traitement. Des points de repérage tatoués sur la peau serviront au repositionnement du patient sous l’accélérateur.

Cette technique a représenté un grand progrès permettant l’optimisation du positionnement du patient et de la distribution de dose aussi bien à la tumeur, appelée volume cible, qu’aux organes critiques correspondant aux organes de voisinage pour lesquels l’irradiation doit être la plus minime possible.

2°) RCMI (radiothérapie conformationnelle par modulation d’intensité)
La deuxième phase se situe en 2006, lorsque nous avons rapidement rencontré une surcharge  de patient sur les machines.
Nous avons acquis un 3° accélérateur, nous permettant d’améliorer la prise en charge, les délais d’attente  et de développer des techniques de pointes.

–    Le gating  (irradiation asservie à la respiration) utilisé pour le traitement des cancers bronchiques
–    R.C.M.I : le principe de la RCMI est basé sur la variation de l’intensité des faisceaux en cours de traitement par l’interposition dynamique des caches permettant ainsi une optimisation du traitement de la tumeur tout en diminution l’irradiation des organes de proximité et donc des effets secondaires engendrés par la radiothérapie. Cette technique complexe nécessite un environnement hautement spécialisé (logiciels de calculs) et un temps nettement supérieur pour sa préparation et sa réalisation.
Nous utilisons la RCMI en routine dans la tumeur de la prostate, du canal anal, gynécologiques et la majorité des tumeurs de la sphère ORL.

3°) Arc Thérapie :
L’étape suivante consiste à développer dans le courant de l’année 2013 une technique par arc thérapie dynamique dont l’intérêt essentiel est la diminution du temps de traitement journalier, garant d’une diminution du risque de mouvement du patient sous la machine pendant la séance.

Par ailleurs, cette technique donnera accès par sa rapidité à la réalisation de traitements « dits de stéréotaxie » utilisant une irradiation multi-faisceaux pour le traitement de localisations pulmonaire, hépatique ou osseuse.

Le Dr Teissier présente les différentes étapes réalisées lors d’un traitement par radiothérapie.
–    La simulation virtuelle : acquisition anatomique 3D par scanner dédié, éventuellement couplée à une imagerie par IRM ou TEP par fusion  d’images.
–    La dosimétrie : permet établir la distribution des doses et la vérification de la balistique décidées par le médecin.
–    Les séances de radiothérapie : réalisation du traitement sous l’accélérateur en utilisant l’imagerie de contrôle.

05- Radiothérapie par Thomas Kreitmann
La Radiothérapie décrite par le Dr Thomas KREITMANN, radiothérapeute au Centre Azuréen deCancérologie.

La radiothérapie se déroule en plusieurs étapes :

1°) Phase de préparation :
–    Explications, conseils, visite du service, prescription de pommade etc…
–    Préparation technique : examen de repérage par scanner dosimétrique,  fait dans une position précise qui sera reproduite  pour le traitement.
Ceci  comprend l’utilisation de coussins calibrés, voire de masques  de contention personnalisés pour certaines localisations (tête et cou), marquages à la peau : tatouages
D’autres examens peuvent être faits : IRM, Petscan, échographie.
–    Dosimétrie : utilisation des images de repérage pour le calcul des doses, tenant compte des doses à traiter et des zones à protéger.
–    Contrôle de qualité…

2°) Phase de traitement :

–    Séances répétitives  (1 à 40) avec mise en place du patient et de l’accélérateur et clichés de contrôle de la position pour traitement.
Durée totale 10 à 15 minutes .
Séances indolores (comme une radio) et sans radioactivité.

3°) Effets secondaires :

–    Uniquement locaux, dans la zone traitée, pris en charge au fur et à mesure lors des visites hebdomadaires.
–    Résolutifs après la fin des traitements

06- La préparation des cytotoxiques
6. La préparation des cytotoxiques en URC (….) par Sophie Roubaud
Sophie Roubaud pharmacien du GCS Mougins-Pharma et responsable du service de chimiothérapie de la clinique décrit son rôle et les lieux :
L’espace de préparation des cytotoxiques est situé dans le service d’hospitalisation à temps partiel de la Clinique Plein Ciel, séparé du bureau du pharmacien par une vitre, pour une visibilité permanente de la salle de fabrication.
Nous communiquons par téléphone ou par interphone de manière instantané pour favoriser la rapidité des validations des préparations.

Il existe plusieurs zones avec chacune une spécificité propre :

1) La zone consacrée au stockage des médicaments, composée de deux parties :
– Un sas de livraison dans lequel nous effectuons la réception des médicaments cytotoxiques.
– Et une seconde zone qui est une salle de stockage, équipée de meubles dédié, et ce dans une sécurité optimale.

Nous possédons aussi trois réfrigérateurs fermés à clef pour la conservation des produits sensibles. L’un d’eux est réservé aux médicaments pour les essais cliniques.
Ils sont détenteurs de sondes reliées au PC-Sécurité de l’établissement afin de prévenir le Pharmacien, par alarme, de la moindre variation de température.

2) La zone de reconstitution où se trouvent deux isolateurs :
– Un isolateur dit « 2 gants » où exerce un manipulateur. Cet isolateur est associé à un sas de stérilisation et de décontamination des produits nécessaires au patient.

– Le deuxième isolateur dit « 4 gants », dédié pour deux manipulateurs.

Une fiche de fabrication est validée entre le médecin et le pharmacien, les doses étant adaptées à chaque patient. Un contrôle informatique est effectué après réalisation de nombreux calculs.

La préparatrice en pharmacie va se référer à cette fiche et récupèrera les éléments inscrits sur celle-ci. Un matériel dit « sécurisé » va être utilisé, évitant ainsi la vaporisation du produit et la contamination du personnel.

Puis les différentes phases de préparation peuvent commencer :
– Choix du cytotoxique,
– Choix du volume de la poche,
– Prélèvement de la quantité de produit,
– Vérification effectuée de l’ensemble de ces étapes par un autre préparateur (=double contrôle),
– Injection dans la poche de la dose,
– Et transfert de la poche à l’extérieur de l’isolateur par une goulotte de sortie.

Un préparateur :
– récupère la préparation,
– vérifie l’intégrité de la poche avec sa tubulure,
– contrôle l’étiquetage du produit,
– l’introduit dans un sachet au nom du patient,
– et transfère le sachet aux infirmières par un sas asservi.

La préparation peut ensuite être administrée instantanément à un patient pris en charge dans le service d’hôpital de jour.

Les préparateurs fabriquent environ 60 à 100 préparations par jour correspondant à un nombre entre 30 à 40 patients quotidiennement ; 14000 préparations sont réalisées annuellement.

07- Administration d'une chiomiotheraphie

Administration d’une chimiothérapie contrôlée en 4 étapes :

1 – Perfusion sur DVI en conditions stériles
2 – Vérification du bon fonctionnement du DVI

3 – Prémédication : anti-nauséeux et anti allergique selon le type de traitement

4 – Rinçage et dépiquage du DVI en fin de perfusion de chimiothérapie

08- Essais cliniques et critère de sélection
La Recherche Clinique par Elodie Wolff, attachée de recherche clinique, ingénieur en biologie, recrutée par le CHU de Nice et intervenant dans plusieurs établissements de soins dont le Centre Azuréen de Cancérologie :

« Depuis la mise en place du plan cancer de l’Institut National du Cancer, plusieurs équipes mobiles de recherche clinique ont été mises place dans l’objectif de dynamiser l’inclusion des malades dans les essais cliniques, d’améliorer la compétitivité de la recherche en France et de rendre les essais accessibles à un plus grand nombre de malades.

Ma fonction est d’apporter une aide aux médecins investigateurs dans toutes les activités relevant de la recherche clinique pour qu’elles puissent se dérouler dans le respect des bonnes pratiques cliniques.

Je gère les essais, m’assure du respect des procédures nécessaires au bon déroulement de l’essai, du suivi du patient dans l’essai et de la qualité des données recueillies.

Chaque patient participant à un essai est sélectionné selon les critères d’inclusion spécifiques de l’essai.
En effet, chaque essai clinique concerne un type de patients précis selon la nature du cancer, le stade de développement, les traitements déjà reçus, les antécédents du patient…

Les protocoles de recherche peuvent porter sur les examens de diagnostic et de surveillance, les tests biologiques ou les nouvelles thérapeutiques (en chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie). Ils permettent notamment aux patients d’accéder précocement aux nouveaux traitements ou aux nouvelles associations de traitements.

L’activité de recherche clinique est indispensable pour l’amélioration constante de la prise en charge et le traitement du cancer. »

09- Hospitalisation si nécessaire

Sabine Rieul – médecin généraliste – est associée depuis 17 ans,  au Centre Azuréen de Cancérologie. Elle a en charge l’hospitalisation des patients au 1er étage de la Clinique Plein Ciel
Joelle Chuzel – médecin généraliste et qualifiée en oncologie- associé également du Centre Azuréen de Cancérologie, rejoint l’équipe en 2011.

–    L’hospitalisation conventionnelle consiste en une hospitalisation 24h/24h pour les patients dont les traitements ne peuvent pas être effectués en ambulatoire.
–    Les patients peuvent rester de quelques jours à quelques semaines dans le service en fonction de leur difficulté physique ou morale.
–    34 lits disponibles sont répartis dans des chambres particulières ou doubles et comprend  deux chambres d’isolement,
–    Tout le personnel est qualifié, formé, attentif et est à l’écoute des patients (infirmières, aides soignantes, assistantes sociales, psychologues, sophrologue, etc…).

–    Le projet est  d’ouvrir un salon pour des réunions bihebdomadaires sous forme de rencontres, d’échanges  et ainsi parler de tous les sujets lors de discussions non dirigées.  Il s’agit de créer un espace-libre

10- Recherche clinique
Le Docteur Remy Largillier – oncologue médical – aborde le sujet :

« Actuellement, la volonté des autorités de santé et de l’ensemble de la communauté scientifique est qu’environ 10% des patients accèdent à un programme de recherche clinique au cours de leur prise en charge clinique.

Cette proposition de participer à la recherche clinique est très importante car elle correspond à l’application en pratique des innovations thérapeutiques, soit pour les médicaments les plus récents ou au niveau des procédures de soins.

Elle peut porter sur un traitement actif ou sur un test biologique, renforçant le choix thérapeutique ou recherchant une réduction des effets secondaire.

Dans la recherche médicale, plusieurs aspects sont inventoriés :

–       La recherche fondamentale s’opère dans les laboratoires. Le travail accompli au niveau  des cellules examine le mécanisme intime du développement d’une maladie ou d’une tumeur.

–       La recherche de transfert est l’étape suivante lorsque le résultat de ces recherches peut être transféré au bénéfice du patient.

–       La recherche clinique est directement applicable aux personnes pouvant accéder à un programme adapté à leur traitement.

 Les principales recherches ont pour but :

–  l’augmentation du taux de guérisons,

– une amélioration de la qualité de vie grâce à la diminution des effets secondaires des traitements ou des conséquences de la maladie.

L’objectif de la recherche clinique peut être la mise au point de nouveaux médicaments, comme les thérapies ciblées et pouvoir définir un traitement du patient « à la carte ».  Il  peut s’agir d’un traitement personnalisé.

Dans une prise en charge « standard», le plan de traitement proposé au patient est déjà l’application d’un protocole qui a été validé et publié dans une revue médicale faisant référence.

Quand un patient présente une maladie accessible à un programme de recherche, il en est averti et des explications détaillées lui sont fournies. Il pourra décider ensuite librement d’y participer après avoir donné son consentement par écrit.

L’entrée dans un essai thérapeutique peut être faite à différentes étapes de la maladie :

– au diagnostic, chirurgie, radiothérapie ou lors de la prise en charge thérapeutique par des médicaments.

A chaque étape de traitement dans le cadre d’une recherche clinique, nous appliquons un certain nombre de contrôles de qualité répertoriés dans un cahier d’observation anonyme, rempli par des personnes appelées des « attachés de recherche clinique ». Le tout sera adressé au coordinateur de l’étude qui fera une évaluation globale de l’ensemble des patients traités dans le programme.

Des conclusions seront établies sur le type de prise en charge à l’étude ; Elles serviront à des experts indépendants, afin qu’ils puissent donner leur avis sur les résultats ainsi obtenus.

Un rapport sera édité dans un journal scientifique permettant à l’ensemble de la communauté médicale de profiter des résultats de cette étude.

En pratique, les programmes de recherche clinique sont maintenant recensés par l’Institut National de Cancérologie. Il est souhaitable, dans le cadre du plan cancer et de la prise en charge des patients en cancérologie, que l’on puisse proposer à chaque personne, présentant une situation de recherche clinique, le programme de recherche le plus adapté.

11- Secrétaires et assistantes médicales
L’accueil du Centre Azuréen de Cancérologie est le cœur de notre établissement, au-delà de la régulation des appels, les secrétaires sont présentes pour répondre aux demandes variées émanant des transporteurs, des malades, ou des familles.

Les assistantes médicales apportent une aide précieuse aux médecins et aux patientes. Elles sont très présentes auprès des patientes pour les conseiller, faciliter leurs démarches, les aider à gérer leur prise charge médicale qui va s’étaler souvent sur plusieurs mois. Elles font preuve de rigueur et de professionnalisme et sont d’un grand soutien pour les patients.

12- Les soins de support = ISIS
Le centre azuréen de cancérologie héberge l’association ISIS.
ISIS est une association destinée aux patients atteints d’une pathologie cancéreuse pour qu’ils y trouvent une réponse et un soutien para-médical pour les aider à traverser le long et parfois difficile parcours de la maladie.
Différents services, leur sont proposés gratuitement :

La Psychologue qui vous proposera un moment d’échange (et nullement une psychothérapie au long cours). Elle aide les patients à traverser l’épreuve douloureuse de leur maladie.

La Sophrologie est une méthode de relaxation. Pratiquée individuellement ou en groupe, les séances ont pour but d’acquérir un meilleur équilibre entre le corps et le mental. Grâce à des exercices de détente, les patients apprennent à mieux gérer les effets secondaires de la maladie que peuvent être le stress, l’anxiété ou l’insomnie. Cette méthode de relaxation une fois maîtrisée peut ensuite être pratiquée seul à votre domicile.

La Socioesthéticienne présente depuis la création d’ISIS, prodigue des soins de détente adaptés qui sont réalisés dans le but de revaloriser l’image de soi. Selon vos besoins, une manucure sera proposée ou un massage du visage voire du corps. Elle peut aussi vous apprendre à vous maquiller pour palier à l’absence de sourcils conséquence de certaine chimiothérapie.

La Dermographie technique de tatouage temporaire des sourcils est réalisée par une infirmière spécialisée, à partir de pigments naturels, qui vont s’estomper en quelques mois. Les patientes retrouvent ainsi l’harmonie de leur visage pour les aider à surmonter cette période difficile.

La gymnastique Pilates. Cette méthode est une technique sportive qui fait appel au physique et au mental. Elle comprend plus de 500 exercices qui se pratiquent avec une grande précision que se soit debout, sur un tapis ou sur des équipements spécifiques. Cette activité a pour but de développer la souplesse, ainsi que l’endurance mais aussi notre force, tout en équilibrant la posture. C’est un travail de vos muscles qui se fait en profondeur.

L’Art-thérapie est une pratique de soin thérapeutique qui a pour processus une création artistique. Différents supports peuvent être utilisés comme la peinture, le dessin, le collage, l’argile et bien d’autres encore, en fonction du désir du patient. C’est une activité qui invite à s’émerveiller. Elle est à disposition des patients en recherche de développement personnel.

Vous trouverez dans l’espace ISIS une permanence capillaire où il est possible d’essayer, à l’abri des regards et conseillée par une professionnelle, des perruques, des foulards, ou tout autre solution qui s’adaptera à vous.

Depuis 2012, deux nouvelles spécialités complètent ce panel d’activité : la coiffure pour vous accompagner avant, après ou au cours de votre traitement de chimiothérapie et la réflexologie  qui est une méthode de relaxation manuelle qui se place dans une approche « énergétique » non invasive et globale du corps, représenté en miniature dans le pied.

Toutes les intervenantes d’ISIS sont bien sûr des professionnelles diplômées, accomplies et dévouées aux patients. N’hésitez pas à les rencontrer car elles sont là pour vous aider, vous soutenir, échanger, et partager un moment comme le disait si bien un patient « où la maladie est oubliée ».